Manifeste MamiePain — Accès exclusif

Le Pain,
L'Essentiel

Un manifeste engagé contre le gaspillage alimentaire.
Des chiffres réels, des mots qui font réfléchir.
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01 — Le privilège invisible

Le privilège invisible

Ce que nous avons, que d'autres n'ont pas.

En France, aller au supermarché est un geste anodin. Choisir son pain, remplir son caddie, jeter ce qui reste en fin de semaine — tout cela est devenu une normalité si profondément ancrée qu'on n'y pense plus. Pourtant, cette normalité est un privilège que la majorité de la planète ne connaît pas.

Les chiffres publiés en 2025 par la FAO — l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation — sont sans appel.

673M
personnes souffrent de la faim
FAO SOFI 2025
+100M
de personnes de plus qu'en 2015
FAO SOFI 2025

« Nous ne sommes pas coupables de vivre dans l'abondance. Mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons. »

673 millions de personnes souffrent de la faim 142 kg de déchets par habitant chaque année 40% encore consommables Conserver, c'est un acte politique 673 millions de personnes souffrent de la faim 142 kg de déchets par habitant chaque année 40% encore consommables Conserver, c'est un acte politique

02 — Ce que nous jetons

Ce que nous jetons

9,7 millions de tonnes. Chaque année. En France.

La France est l'un des pays européens les plus engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, avec des lois ambitieuses et un objectif national de réduction de 50% d'ici 2030. Pourtant, les chiffres publiés par le ministère de l'Écologie et par l'ADEME en 2025 restent alarmants.

Pour comprendre ce que représentent 9,7 millions de tonnes : c'est l'équivalent du poids de 1 000 tours Eiffel. Ce gaspillage ne se produit pas que dans les supermarchés ou les restaurants — 35% de lui provient directement des ménages, c'est-à-dire de nos foyers, de nos réfrigérateurs, de nos poubelles.

Et les conséquences dépassent largement la question du gâchis économique : selon l'ADEME, le gaspillage alimentaire représente 4,2% de l'ensemble des émissions nationales de gaz à effet de serre en France. Jeter de la nourriture, c'est aussi contribuer au changement climatique.

142 kg
de déchets alimentaires
par habitant et par an
SDES 2025
40%
encore consommables
au moment du rejet
SDES / ADEME 2025
100€
perdus par habitant
et par an
SDES / Comerso 2025
4,2%
des émissions CO₂
nationales
ADEME

« Chaque semaine, chaque Français jette l'équivalent d'un repas complet. »

03 — Le pain, symbole de tout

Le pain, symbole de tout

L'aliment le plus sacré est aussi le plus gaspillé.

Dans toutes les cultures humaines et depuis des millénaires, le pain occupe une place à part. Du pain quotidien de la prière chrétienne au khobz maghrébin, du naan indien à la baguette française, du pain de seigle nordique au pain pita méditerranéen — partout, le pain est l'essentiel.

Il est aussi, paradoxalement, l'un des aliments les plus gaspillés au quotidien. Un quignon rassis, une baguette entamée oubliée, un pain de mie dont on a consommé les premières tranches — nous jetons du pain presque sans y penser, parce qu'il n'est plus frais, parce qu'il est dur. Mais dur n'est pas pourri. Rassis n'est pas incomestible.

Nos arrière-grands-parents ne jetaient pas le pain. Ils le conservaient, le transformaient, le faisaient durer. Parce qu'ils savaient — par expérience, parfois douloureuse — ce que valait un repas. Ce savoir s'est perdu en quelques décennies de société de consommation. Il est temps de le retrouver.

« Rassis n'est pas incomestible. Dur n'est pas jeté. Ce savoir s'est perdu en quelques décennies. Il est temps de le retrouver. »

04 — Avant nous, on ne gaspillait pas

Avant nous, on ne gaspillait pas

Le retour aux gestes d'avant.

La phrase que nos parents et grands-parents répétaient à table — finis ton assiette, il y a des enfants qui n'ont rien à manger — n'était pas une punition ni une culpabilisation gratuite. C'était la transmission d'une sagesse forgée par des générations qui avaient connu la disette, les rationnements, les hivers difficiles.

Avant la révolution industrielle et l'avènement de la grande distribution, conserver sa nourriture était une nécessité vitale. Les garde-manger, les caves fraîches, les linges à pain, les pots en grès, les bocaux hermétiques — ces objets n'étaient pas décoratifs. Ils étaient des outils de survie, transmis de génération en génération avec le soin que l'on accorde à ce qui est précieux.

La modernité nous a appris autre chose : que le neuf est meilleur que le vieux, que le frais commence à la date imprimée sur un emballage plastique, que jeter est plus simple que conserver. Cette logique a rendu service à l'industrie alimentaire. Elle nous a coûté quelque chose d'essentiel : le respect de ce que nous avons.

« Retrouver les gestes d'avant, c'est refuser une logique qui nous appauvrit tous. »

05 — Conserver, c'est un acte politique

Conserver, c'est un acte politique

Chaque geste compte. Vraiment.

Le mot politique peut sembler fort pour parler d'un sac à pain ou d'un geste de conservation. Pourtant, c'est précisément ce que c'est.

Chaque fois que vous conservez un aliment plus longtemps, vous refusez de participer à un système qui produit pour jeter. Vous réduisez votre empreinte carbone — rappelons que le gaspillage alimentaire représente 4,2% des émissions nationales françaises de CO2 selon l'ADEME. Vous faites un choix économique conscient — 100 euros par an et par personne, c'est ce que nous jetons en nourriture consommable. Et vous transmettez, si vous avez des enfants ou petits-enfants autour de vous, une valeur : celle du respect de ce que la nature nous offre.

Ce n'est pas un sacrifice. C'est simplement un retour à une logique que nos aïeux pratiquaient naturellement, sans même y réfléchir. Conserver n'est pas une contrainte — c'est un geste de conscience.

Le geste L'impact
Conserver 3× plus longtemps Diviser par 3 le gaspillage
Éviter le plastique Réduire les déchets non biodégradables
Acheter moins souvent Consommer de façon mesurée
Transmettre ce geste Ancrer une valeur durable

« Conserver n'est pas une contrainte. C'est un geste de conscience. »

MamiePain

Si ce manifeste vous a parlé,
vous savez déjà pourquoi nous existons.

MamiePain est né d'un constat simple : le pain artisanal mérite mieux qu'un sac plastique. Nos sacs en coton bio et cire d'abeille ne sont pas un gadget. Ils sont la réponse naturelle, sans chimie, sans plastique, à une question que nos grands-mères n'auraient jamais pensé à poser — parce qu'elles connaissaient déjà la réponse.

Conserver son pain plus longtemps, c'est un geste petit mais réel. Multiplié par des millions de foyers, c'est un acte de transformation.

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Sources : FAO — The State of Food Security and Nutrition in the World (SOFI) 2025 · SDES — Bilan de la production de déchets en France 2025 · ADEME — Pertes et gaspillages alimentaires · OCHA — Global Humanitarian Overview 2025